Parmigiani Fleurier

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Juin 2018

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Parmigiani Fleurier

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Horlogerie & Joaillerie

De l'atelier à la marque – L'histoire d'une rencontre

L’histoire de Parmigiani Fleurier, à l’instar de tant d’autres, commence par un péril.

En 1974, Michel Parmigiani, fraîchement diplômé, est confronté à une crise sans précédent de l’industrie horlogère suisse provoquée par un afflux massif de mouvements à quartz en provenance d’Asie. Nettement plus précis et bien moins onéreux, ce mouvement révolutionnaire prend de court l’industrie suisse qui semble alors dépassée et obsolète. En l’espace d’une petite décennie, ce qui sera plus tard référé comme «la crise du quartz» entraîne la suppression de 90’000 emplois et laisse une profession entière à la dérive. L’activité horlogère disparaîtra même du Val de Travers.

Dans cet environnement sinistré, Michel Parmigiani ouvre son propre atelier à Couvet en 1976 et se lance résolument dans l’horlogerie traditionnelle et la restauration, tel un paria, à l’encontre des conseils de son entourage.

«Lorsque vous avez travaillé sur des merveilles du passé qui font partie du patrimoine de notre civilisation comme j’ai eu la chance de le faire, explique-t-il bien plus tard, vous ne pouviez tout simplement pas croire, à cette époque, que l’horlogerie traditionnelle allait mourir comme ça.»
Dès lors, l’approche de Michel Parmigiani est clairement définie et repose sur une conviction: rompre avec l’art horloger traditionnel ne peut être que néfaste et source de perdition.

Devenu un jeune entrepreneur, Michel se consacre pleinement à sa passion et expertise première, la restauration. Parallèlement, il conçoit des pièces uniques pour les collectionneurs, exprimant ainsi tout son savoir-faire en matière de complications mécaniques. Son entreprise, Mesure et Art du Temps, est un atelier petit mais florissant.

C’est par la restauration que Michel Parmigiani fait en 1980 la rencontre la plus déterminante de sa carrière, celle qui fera de Parmigiani Fleurier ce qu’elle est devenue aujourd’hui: il rencontre la famille Landolt. Héritière du groupe pharmaceutique Sandoz devenu aujourd’hui Novartis, la famille Landolt détient l’une des plus impressionnantes collections suisses de montres de poche et d’automates, la Collection Maurice-Yves Sandoz. A cette époque, Effrène Jobin, conservateur du Musée d’horlogerie du Locle, est chargé de restaurer ces œuvres exceptionnelles et de rechercher son successeur en vue de sa retraite. C’est ainsi qu’il présente Michel Parmigiani à la famille et la convainc de lui confier sa collection. Au fil des années, elle découvre le talent incomparable de Michel en tant qu’horloger et sa connaissance des métiers d’art de décoration. Une relation d’amitié et de confiance se tisse. Pierre Landolt, un chef de famille, incite Michel Parmigiani à quitter l’espace restreint de son atelier pour se lancer dans un projet plus ambitieux: créer sa propre marque et réaliser pleinement ses rêves d’horloger. Parmigiani Fleurier voit ainsi le jour en 1996.

Peu de temps après, la Fondation de Famille Sandoz décide qu’une marque authentique doit non seulement concevoir des mouvements mais aussi les fabriquer, c’est-à-dire produire l’ensemble des composants dans le respect de la qualité et de la facture qu’elle avait envisagée. C’est le début de la verticalisation de la production: grâce à une série d’acquisitions – exclusivement des petits fournisseurs de qualité – ils réunissent des fabricants de composants, de boîtes et de cadrans. Et ils se lancent dans la réalisation de leurs propres échappements, le fait de rares maisons horlogères. En moins de 6 ans, les unités du pôle regroupées aujourd’hui sous l’appellation les «Pôle Horloger Parmigiani»* permettent à Parmigiani Fleurier de contrôler l’ensemble de sa production, des plus petits composants, jusqu’à leur assemblage final donnant vie à la montre.

Grâce à cette structure unique, Parmigiani Fleurier a atteint en 20 ans un niveau élevé de crédibilité. Six collections, trente-trois calibres développés en interne parmi lesquels quatre premières mondiales – un tel chemin qui a nécessité des siècles de parcours à d’autres maisons.

Parmigiani Fleurier est désormais une marque proche de ses sources, que l’indépendance rend créative et dont la manufacture, riche de procédés, reflète le talent de son fondateur. A l’orée de ses 20 ans d’histoire et forte de ce bagage, elle réalise une progression constante de qualité, d’esthétique et d’innovation.

 

Ovale Pantographe

Lancer une collection de forme ovale est une inspiration pour Parmigiani Fleurier qui est née, comme tant d’autres, d’une pièce de restauration.

La prestigieuse montre ovale à aiguilles télescopiques, une création des deux anglais Verdon et Stedman, est une pure merveille de l’horlogerie qui est passée par les ateliers de restauration de la marque fleurisanne en 1997. Cette pièce a marqué les esprits, tant par sa forme elliptique enchanteresse que par la magie de sa complication. Ses deux aiguilles télescopiques suivent les contours du boîtier, s’allongeant et se raccourcissant au gré de l’ellipse, et s’approchent au plus près des chiffres comme pour nous présenter l’heure. Grâce à la subtilité de cette complication dite pantographe, la pièce semble être mue par une vie propre qui nous explique les mystères du temps.

Cette nouvelle ligne ovale et la maîtrise de la prestigieuse complication pantographe illustrent deux caractéristiques majeures qui sont propres à Parmigiani Fleurier.
D’une part l’indépendance complète de la marque du fait de son appareil de production verticalisé. Cela garantit en d’autres termes, le potentiel de recréer les composants d’une haute complication réellement unique, la capacité de manufacturer les formes les plus originales.

D’autre part, cela souligne une fois encore le lien indéfectible de Parmigiani Fleurier avec la Restauration. Les merveilles horlogères de nos pères sont un biais de connaissance et d’apprentissage, elles enseignent une exigence de bienfacture et constituent enfin une source d’inspiration intarissable pour les œuvres du présent. A l’image de la montre ovale et son interprétation aujourd’hui, la restauration chez Parmigiani Fleurier est ce dialogue constant entre l’excellence du passé et la recherche de ses expressions horlogères futures.

 

La Complication Pantographe

Le point culminant de la nouvelle Collection Ovale est indéniablement la complication Pantographe avec la danse subtile des aiguilles au gré du temps. Ces dernières sont dites « pantographes » car elles obéissent au principe de l’instrument dont elles tiennent leur nom, c’est à dire la multiplication d’une longueur par un facteur donné pour atteindre une échelle de taille plus grande ou plus petite.

Concrètement, une came au centre du mouvement détermine une certaine longueur, laquelle est ensuite répliquée un nombre X de fois sur l’ensemble de l’aiguille. En d’autres termes, c’est la mesure de cette came centrale qui donne les informations de déploiement de l’aiguille et qui la module au fil de sa course autour du cadran.
Cette trajectoire et son élongation ont été soigneusement étudiées pour que l’ellipse décrite par les aiguilles soit harmonieuse et parfaite. Grâce à une simulation informatique, l’on s’est également assuré que l’aiguille des minutes ne soit jamais aussi rétractée que celle des heures – c’est à dire que l’on ne puisse pas confondre 12h15 avec 3h00 par exemple.

Malgré les attentes, le principal défi de cette pièce d’exception n’est pas la complication horlogère en elle-même, mais réside plutôt dans la découpe et surtout l’assemblage des aiguilles télescopiques. Composées de fins segments d’aluminium qui coulissent entre eux, ces aiguilles doivent avoir un fonctionnement parfait quel que soit leur niveau de déploiement. Ici intervient le geste de l’horloger qu’aucune machine ne remplace pour assurer les étapes cruciales du réglage. Pour river les différents segments d’aluminium entre eux, c’est une affaire de toucher et d’oreille. Il faut saisir au fil des percussions, le moment où le rivet se déforme – entendre ce « tac » particulier de la matière qui subit une altération et cesser précisément son travail à cet instant. A la fin de l’opération, les segments en aluminium doivent coulisser entre eux de façon complètement libre, mais sans le moindre jeu. C’est donc un équilibre extrêmement sensible que les horlogers doivent trouver à chaque intersection de la structure pour garantir le bon fonctionnement de l’ensemble.

Le mouvement de base de l’Ovale Pantographe est le plus ancien de la maison Parmigiani Fleurier : il s’agit du calibre PF110 consacré à la ligne Hebdomadaire. En y ajoutant le module des aiguilles rétractiles, ce nouveau mouvement porte le cigle PF111 et rassemble donc un pantographe sur mouvement manuel avec une réserve de marche de 8 jours.

L’ovale pantographe se décline en un boîtier en or blanc ou en or rose. Le cadran laqué blanc joue l’harmonie avec ses éléments constitutifs de couleur bleue : les aiguilles pantographes sont en aluminium anodisé bleu ; les chiffres et index sont en décalque bleue. Cet alliage de couleurs évoque la pureté et dirige l’œil vers la complication pantographe envoûtante.

 

Esthétique D’un Ovale

La nouvelle collection ovale de Parmigiani Fleurier se décline sous plusieurs modèles différents mais tous possèdent cette carrure singulière de forme elliptique en tant qu’élément fédérateur.

Michel Parmigiani et son équipe ont livré une importante recherche afin d’arriver à la forme ovale la plus aboutie en termes d’harmonie des proportions et d’ergonomie. Le défi principal de cette quête a consisté à apporter une consonance masculine à ce produit tout en courbes et en arrondis, évoquant la féminité. Or la collection ovale est parfaitement équilibrée du point de vue des genres et c’est le fait de plusieurs décisions esthétiques déterminantes.

Tout d’abord, le choix de l’ovale. Il a été décidé de se détourner de l’ellipse pure et glisser vers la forme en anse de panier, c’est-à-dire gonfler l’ovale sur sa diagonale afin de lui conférer une dimension plus masculine.

Ensuite, il s’est agit de trouver une proportion idéale entre la carrure et la lunette afin d’affiner le profil relativement épais de la montre. Pour ce faire, l’on a cherché une ligne séparatrice des deux éléments qui soit à une hauteur suffisamment définie pour créer une impression de finesse et casser les arrondis.

Enfin, le produit a gagné un aspect acéré et pointu grâce à l’anglage systématique de ses surfaces. Le fait de chanfreiner les volumes apporte des angles à la pièce, ajoute des droites là où il y avait des arrondis. Il en résulte un aspect affûté et tranchant par les jeux de lumière ainsi créés – un aspect résolument masculin en dépit des courbes.

On retrouve donc ici la même logique qui avait guidé la recherche esthétique autour de la Bugatti Super Sport. Un produit essentiellement rond lui aussi, auquel on avait ajouté des droites et des angles pour obtenir un jeu de lumière affinant le produit et pour gagner un effet général de nervosité, une dimension masculine.
Le design de la collection ovale est donc un jonglage délicat de courbes et de droites – à l’image des aiguilles du pantographe – pour atteindre cet équilibre magnifique des genres et cette élégance qui se nomme d’elle-même.

 

Tonda 1950 par Parmigiani Fleurier

Tant dans son esthétique, d’une élégance épurée, que dans son profil, particulièrement affiné, la nouvelle Tonda 1950 répond aux plus hautes exigences de confort et de clarté de lecture du temps, comme un retour aux fondamentaux du classique.

La Tonda 1950 réinterprète l’essence même du style Parmigiani Fleurier : son profil. Élancé, plus fin, il valorise parfaitement la signature emblématique de la marque – ses quatre anses, rondes et ergonomiques. En or rose ou en or blanc, la Tonda 1950 est le nouveau modèle classique extra-plat à la définition essentielle du temps – heures, minutes et petites secondes.

Les 12 calibres maisons Parmigiani Fleurier se devaient d’être complétés par un chaînon essentiel à la rigoureuse et multiple exploration des facettes du temps, le mouvement automatique extra-plat. D’un diamètre de 30 mm (13 ¼ lignes) et d’une épaisseur de seulement 2,6 mm, le nouveau mouvement PF 701 permet de nombreuses variations esthétiques. A terme, l’intégration d’un quantième venant s’ajouter au calibre est déjà prévue, sans toucher à la finesse du profil de la boîte Tonda, mesurant à peine 7.80 mm et 39 mm de diamètre. D’une autonomie de 42 heures, le mouvement possède une micro-masse oscillante excentrée en platine 950. Indiquant les heures, les minutes et la petite seconde, le cadran couleur graphite ou blanc grené dispose ses douze index fuseau avec sobriété. Ses canons du chic : une beauté essentielle, sans interférence avec le temps.

Le mouvement, malgré la finesse de son profil, possède les plus belles finitions haute horlogerie habituelles chez Parmigiani Fleurier et que seules très peu de maisons s’emploient à respecter dans un tel mécanisme. La platine en Maillechort est sablée, perlée puis rhodiée. Les ponts sont sablés, étirés, ou décorés Côte de Genève puis anglés main et, enfin, rhodiés. A noter aussi la finition esthétique de chaque roue, anglée, moulurée, cerclée sur les deux faces puis dorée avant taillage.

L’exigence de finition sur chaque composant est la résultante de convergences uniques des différents centres de compétences qui composent la manufacture de Parmigiani Fleurier (Les Manufactures Horlogères de la Fondation) vers l’excellence manufacturée de chaque calibre. Le mouvement et l’habillage complet de la nouvelle Tonda 1950 sont entièrement réalisés à l’interne, jusqu’aux index du cadran.

L’envergure horlogère de la Tonda 1950, modèle sobre et fin, se lira aussi dans la finesse de ses détails.